
Fondé en septembre-octobre 1996 autour d'un noyau d'étudiants en médecine de l'université de Bordeaux 2 ufr 3 (trés important, l'ufr!), alors à l'orée de leur vie universitaire(début 2ème année), amicale, amoureuse, festive, sportive(le début de la fin!),...réunis par la volonté commune de ne pas être appelé "carabins", de ne pas porter de béret horrible à pin's, de ne pas penser que "la biologie moléculaire c'est l'avenir de la médecine!", de ne pas beugler comme des veaux les mêmes insanités que leurs camarades, d'écouter autre chose que Sardou et de pouvoir s'affirmer sans porter une blouse blanche 24h sur 24! L' ambition commume de créer une véritable contre-culture carabine, un underground de Carrère, avec ses excés et sa part de mégalomanie, sans pour autant jamais tomber dans le populisme. Le mauvais esprit et la recherche de coolitude absolue érigés en véritable dogme! Quelques slogans persistent:
"Au C.R.E.V.E.S. on est sympa, mais on a super mauvais esprit!" / "Brule tes pin's, mange ta faluche, tu touches au C.R.E.V.E.S. et ta vie se transforme en chauffe-eau!" / "C.R.E.V.E.S. parce qu'on le vaut bien!" / "C.R.E.V.E.S., c'est déja demain!" / "On lache les chiens!" / "Laisse toi aller, papa est là!"
Hédonisme, Epicurisme, Athéologie.
L'hédonisme c'est la tentation de rechercher par les sens corporels le plaisir, la satisfaction, le bonheur. Les sens corporels sont la vue, l'ouïe, le toucher, l'odorat, le goûter.
Epicure n’était pas le jouisseur partouzeur que l’on nous décrit souvent. Il a été à l’origine d’un courant de pensée très moderne pour son époque. Sa notoriété l’a jeté en pâture sur la place publique, ce qui lui a valu toutes ces diffamations. De plus, c’était un grand athée, ce qui a contribué en son temps au déchaînement des biens pensants de son époque. Il menait au contraire une vie très simple, se satisfaisant du peu qu’il pouvait obtenir. Il nous propose de soulager nos souffrances le plus simplement. Bois si tu as soif, mange si tu as faim. Apprécie à chaque instant le bonheur simple d’exister. Ne convoite pas la gloire que tu ne peux pas atteindre, la jouissance à laquelle tu ne pourras pas accéder. Il y a déjà autour de soit tellement de choses dont on peut profiter sans s’infliger la frustration de ne pas obtenir ce que l’on convoite. En clair, revoir ses ambitions à la baisse pour apprécier l’instant présent, « carpe diem ». La vie est courte et il ne faut pas la gâcher avec des souffrances inutiles. Notre plus grande souffrance vient de notre peur d’avoir à mourir. Nous n’avons pas à craindre la mort, car la souffrance est liée à nos sens et à notre vie matérielle. Elle disparaîtra avec la vie. Nous souffrirons un instant court avant notre dernier souffle. Ce moment arrivera bien assez vite et la vie est tellement trop importante pour qu’on la gâche avec une angoisse de mort quotidienne. Les religions, dont le christianisme, nous disent le contraire: souffrez un peu tous les jours et la mort vous sera moins pénible. Le culte des martyrs se retrouve dans toutes les religions. L’Epicurisme et l’Hédonisme ne sont pas deux courants de pensée opposés. On parle d’Hédonisme épicurien, car c’est une façon d’apprécier la vie. A notre époque, nous vivons un Hédonisme consumériste. On tente de nous faire croire que posséder des tas de choses nous rendra heureux. On voit bien au contraire les frustrations qu’apporte la société de consommation à beaucoup d’entre nous. Nous voyons aussi plus récemment en Occident et ailleurs une montée du religieux et du sécuritaire qui n’est rien d’autre pour moi que du fascisme. Aucune religion ne nous apportera un progrès quelconque. C’est au contraire un retour au Moyen Age. L’Islam prône la violence. Ces imbéciles de journalistes parlent des caricatures de Mahomet. Lisez le Coran ; ce n’est pas une caricature que de dessiner le prophète Mohammed prôner la violence. L’église catholique est hypocrite ; elle prône la paix mais Jean-Paul II a canonisé l’archevêque de Zagreb, ami d’Ante Pavelic et criminel de guerre. Les catholiques ont signé le concordat avec les nazis et les fascistes. C’était il y a longtemps? Plus récemment, il a félicité Pinochet pour ses noces d’or. Vous voulez vous tourner vers des religions exotiques ? L’Indouisme et son système de castes sont à gerber. Mes connaissances sont limitées mais je ne vois pas une seule religion qui ait apporté quelque chose à l’Humanité.
La culture c’est comme la confiture, moins on en a et plus on l’étale. Je n’ai rien lu d’Epicure, j’ai juste entendu par hasard un philosophe en parler à la radio.
Ticoco qui se la joue intello, désolé. Ni dieu ni maître !
L’histoire récente de notre université a vu naître bien des légendes , parfois fantasmatiques, souvent imaginaires, quelques fois bien réelles…Parmi elles, celle du CREVES soulève depuis sa naissance et encore aujourd’hui bien des mystères.
Le propre des sociétés secrètes tient à leur opacité. Opacité qui garantie bien entendu la survie d’un corpuscule, qui bien que purement festif, ne saurait échapper aux soupçons légitimes de notre époque d’entropie spirituelle et de récupération mystique de type raëllienne…
En préambule, et par souci d’objectivité journalistique, nous vous devons un petit éclairage sur l’état de la société universitaire de Victor Segalen à l’aube de l’année 1996. Ce mois d’octobre 96 marque notre arrivée au sein de l’UFR III , unité que l’on nous décrit assez rapidement comme « à part » de la vie associative universitaire. Relativement peu échaudés par ces ragots, et de plus assez fiers de constater que notre promotion apparaît bien plus sympathique et unie que les précédentes et les rivales (UFR I et II), nous participons à tous les rassemblements étudiants traditionnels (soirées le jeudi à la Victoire, week-ends d’intégration etc …). Notre présence à ces rassemblements semble surprendre quelques leaders associatifs au regard de la coutume autistique de notre chère UFR III. Elle nous permet surtout, à l’époque, de vérifier par nous même la véracité des différentes mises en gardes émises par nos aînés (« n’y allez pas, les carabins sont des c…… » nous disait-on ). Pour faire court, à l’aube de nos chères et longues études et alors que nous semblons former un groupe de potes plutôt soudé, la faculté ressemble à ceci : Un troupeau de clones, coiffés de pins (les fameuses faluches), réunis de façon arbitraire et selon un ordre social affiché (nombre et qualité des pins), chez lesquels toute trace de spontanéité (fut-elle festive) semble prohibée.
Est-ce l’héritage basque de la culture de l’indépendance, ou le simple fait de marquer notre différence ? Il n’empêche qu’il ne nous faudra pas plus d’un mois pour être stigmatisé comme étant anticarabins (alors que nous ne voulions simplement pas porter de faluche comme des moutons, ni nous prosterner devant un « grand maître » dont le charisme et l’humour semblait complètement absent)… C’est ainsi que nous créâmes le CREVES (Comité de Réflexion sur l’Eventualité d’une Victoire aux Examens de Septembre) dont, vous l’aurez compris, la prétention initiale ne dépassait pas le nihilisme et la collégialité festive !
Dix ans ont passé. A la fac, ces six lettres ont fait naître fantasmes et légendes (dont certaines ont une part de vérité), des ragots souvent perpétués par la valeur de l’ancienneté et du statut social progressivement croissant (propre à ces chères études médicales !) au sein même de la faculté…
Voilà pourquoi il existe tant d’explications distinctes données à notre chère « organisation ».
Pour certains, il s’agit d’une association réactionnaire vis-à-vis de l’oppression carabine.
Pour d’autres, une simple bande de potes de promotion, devenus au fil des ans de vrais amis et chez lesquels la soif de nostalgie fait constamment citer ce six lettres …
Pour les plus rêveurs, le CREVES serait devenu une loge maçonnique Béarno-basquo-bordelaise, dont l’opacité nous contraint d’ailleurs à clore ce court article.
CREVES since 1996 Membres : Nico, Pierrot, Mathieu, Phil, Vincou, Julie, Maga, Pk, Bebert, Etchet, Jerome, Xabi, Jc et les autres
Coach.V, Mar Jer Boul oct 2006; p1.