
Fondé en septembre-octobre 1996 autour d'un noyau d'étudiants en médecine de l'université de Bordeaux 2 ufr 3 (trés important, l'ufr!), alors à l'orée de leur vie universitaire(début 2ème année), amicale, amoureuse, festive, sportive(le début de la fin!),...réunis par la volonté commune de ne pas être appelé "carabins", de ne pas porter de béret horrible à pin's, de ne pas penser que "la biologie moléculaire c'est l'avenir de la médecine!", de ne pas beugler comme des veaux les mêmes insanités que leurs camarades, d'écouter autre chose que Sardou et de pouvoir s'affirmer sans porter une blouse blanche 24h sur 24! L' ambition commume de créer une véritable contre-culture carabine, un underground de Carrère, avec ses excés et sa part de mégalomanie, sans pour autant jamais tomber dans le populisme. Le mauvais esprit et la recherche de coolitude absolue érigés en véritable dogme! Quelques slogans persistent:
"Au C.R.E.V.E.S. on est sympa, mais on a super mauvais esprit!" / "Brule tes pin's, mange ta faluche, tu touches au C.R.E.V.E.S. et ta vie se transforme en chauffe-eau!" / "C.R.E.V.E.S. parce qu'on le vaut bien!" / "C.R.E.V.E.S., c'est déja demain!" / "On lache les chiens!" / "Laisse toi aller, papa est là!"
Bonjour à tous
Tout d'abord désolé de ne pas pouvoir prouver mes allégations à l'aide de photographies. L'oubli d'un appareil photo pour immortaliser une soirée n'est habituellement pas un drame; la mémoire collective se chargeant de cristalliser les "morceaux choisis"... Pour l'objet qui nous interesse (phil , l'enfant gaté), le manque à gagner est à postériori énorme. Bref on a merdé (julie , moi et caro les "creves" présents), n'ayant pas poris de photos. Alors je vais tenter de décrire l'indescriptible:
1. H-18 la veille : réalisation du power point (a l'aide d'un colloc américain qui a publié pour la première fois à 15 ans... )
2. H-6 poursuite du powerpoint
3. H-30 min enfilage du costard new age : celui qui lui rebondit les fesses avec la cravatte "chasseur francais"... et tracage a la faculté en dépassant un peu les limitations de vitesse (merci Nico trezeguet)
4. H-2 min Phil hyper classe avec sa toge (on se croirait dans la série "tribunal", c'était bien la peine de repasser sa chemise à 14h22!)
5. H+1.5 : Super thèse , Phil a bien articulé (maman est rassurée) et ses patrons dressent un portrait de lui, qui inspire directement le titre de cet article..
Question sur bien des lèvres: Phil a t-il changé en tant que Docteur en médecine ?
La réponse est non . L'avantage (?) que pourrait constituer le célibat
suite sorry fausse manoeuvre
donc le fait d'inviter tout un service à sa post-thèse peut éventuellment etre un atout en vue de ne pas redormir avec un mec, fusse-t-il son pote.
On ne saura probablement pas si elle était marriée. On ne saura probablemnt jamais quel fut son niveau de performance (lui comme elle), vu son état à 4h... On ne saura probablemnt combien de coieur a brisé philippe ce soir là mais à l'heure du sprint elles étaient deux... ce qui est quand meme impressionnant.. Vous l'avez compris, je n'ai pas redormi avec philippe mercredi soir, en raison de de son kidnaping par une Farc bien déguisée!
Félicitez le mais demandez lui de faire ses sérologies
bises
et à ceux qui n'ont rien compris, vous n'aviez qu'à etre là!!
"Phil ,a legend is born"
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L’histoire récente de notre université a vu naître bien des légendes , parfois fantasmatiques, souvent imaginaires, quelques fois bien réelles…Parmi elles, celle du CREVES soulève depuis sa naissance et encore aujourd’hui bien des mystères.
Le propre des sociétés secrètes tient à leur opacité. Opacité qui garantie bien entendu la survie d’un corpuscule, qui bien que purement festif, ne saurait échapper aux soupçons légitimes de notre époque d’entropie spirituelle et de récupération mystique de type raëllienne…
En préambule, et par souci d’objectivité journalistique, nous vous devons un petit éclairage sur l’état de la société universitaire de Victor Segalen à l’aube de l’année 1996. Ce mois d’octobre 96 marque notre arrivée au sein de l’UFR III , unité que l’on nous décrit assez rapidement comme « à part » de la vie associative universitaire. Relativement peu échaudés par ces ragots, et de plus assez fiers de constater que notre promotion apparaît bien plus sympathique et unie que les précédentes et les rivales (UFR I et II), nous participons à tous les rassemblements étudiants traditionnels (soirées le jeudi à la Victoire, week-ends d’intégration etc …). Notre présence à ces rassemblements semble surprendre quelques leaders associatifs au regard de la coutume autistique de notre chère UFR III. Elle nous permet surtout, à l’époque, de vérifier par nous même la véracité des différentes mises en gardes émises par nos aînés (« n’y allez pas, les carabins sont des c…… » nous disait-on ). Pour faire court, à l’aube de nos chères et longues études et alors que nous semblons former un groupe de potes plutôt soudé, la faculté ressemble à ceci : Un troupeau de clones, coiffés de pins (les fameuses faluches), réunis de façon arbitraire et selon un ordre social affiché (nombre et qualité des pins), chez lesquels toute trace de spontanéité (fut-elle festive) semble prohibée.
Est-ce l’héritage basque de la culture de l’indépendance, ou le simple fait de marquer notre différence ? Il n’empêche qu’il ne nous faudra pas plus d’un mois pour être stigmatisé comme étant anticarabins (alors que nous ne voulions simplement pas porter de faluche comme des moutons, ni nous prosterner devant un « grand maître » dont le charisme et l’humour semblait complètement absent)… C’est ainsi que nous créâmes le CREVES (Comité de Réflexion sur l’Eventualité d’une Victoire aux Examens de Septembre) dont, vous l’aurez compris, la prétention initiale ne dépassait pas le nihilisme et la collégialité festive !
Dix ans ont passé. A la fac, ces six lettres ont fait naître fantasmes et légendes (dont certaines ont une part de vérité), des ragots souvent perpétués par la valeur de l’ancienneté et du statut social progressivement croissant (propre à ces chères études médicales !) au sein même de la faculté…
Voilà pourquoi il existe tant d’explications distinctes données à notre chère « organisation ».
Pour certains, il s’agit d’une association réactionnaire vis-à-vis de l’oppression carabine.
Pour d’autres, une simple bande de potes de promotion, devenus au fil des ans de vrais amis et chez lesquels la soif de nostalgie fait constamment citer ce six lettres …
Pour les plus rêveurs, le CREVES serait devenu une loge maçonnique Béarno-basquo-bordelaise, dont l’opacité nous contraint d’ailleurs à clore ce court article.
CREVES since 1996 Membres : Nico, Pierrot, Mathieu, Phil, Vincou, Julie, Maga, Pk, Bebert, Etchet, Jerome, Xabi, Jc et les autres
Coach.V, Mar Jer Boul oct 2006; p1.